** Mille morceaux **

"Au fond, on ne guérit jamais d'une pareille absurdité." Camille de Peretti.

03 juillet 2009

Ca, c'est fait ! ^^

Je suis diplômée ! ^^
Je bosse avec des minis bouts de chou, et j'adôôôre (mais j'ai quelques galères de transport ; par hasard, personne ne vend un appart' pour un couple d'amoureux vers Antony (91) !?).

Manque plus que 3 kilos en moins et tout sera parfait.

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25 juin 2009

Hiiiiiiiiiiiiiiiii !!

J'ai passé ma soutenance de mémoire (mon dernier examen) il y a quelques heures, et ça s'est bien passé !
* regain soudain de confiance en moi *

Résultats le 1ier juillet.

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24 juin 2009

Lalala.

47.5 kilos.
Je m'envole.

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11 juin 2009

Bad day.

E. est parti ce matin à l'autre bout du monde, à la dernière minute et pour quatre jours. Je suis triste, et j'ai peur depuis le crash de l'autre jour.

D'ailleurs en parlant de peur, j'ai à nouveau la trouille à cheval depuis que je me suis cassée la gueule. Je n'ose plus y retourner ; ça fait juste une centaine d'euros foutu en l'air. Je culpabilise, et me sent d'autant plus nulle.

Alors pour éviter tout ça, ce soir je fuis. Un Lexomil entier dans les veines à 18 heures, en espérant dormir jusqu'au lendemain matin. Et puis demain sera un autre jour. Demain ça ira mieux.

Posté par Anesidora à 17:35 - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 juin 2009

"Maigrir sans régime", du Dr Zermati.

Il y a quelques temps, j'écrivais ceci.
Depuis, j'ai écouté Nolwenn et j'ai acheté le bouquin.
Et je suis tombée sur les fesses : TCA ou pas, je me reconnais à 200 pour 100 dans ce bouquin.

Alors je ne suis pas sponsorisée par Monsieur Zermati, mais je conseille quand même ce livre à toutes les personnes qui ont des soucis avec leur poids et l'alimentation. Ce livre contient plein de bonnes choses, et surtout il ne préconise aucun régime, même pas le célèbre régime équilibré. J'en suis encore au début, à l'analyse des comportements alimentaires ; je n'ai donc pas encore testé les ""conseils"" et autres ""exercices"" (suis assez dubitative sur ça d'ailleurs, mais bon). Mais pour l'instant, j'accroche ; et j'approuve cette méthode de non-régime, où l'on écoute son corps plutôt que sa tête.

Edit : la méthode est plutôt originale : désacraliser les aliments en se faisant un dîner uniquement composé d'une plaquette entière de chocolat ou d'un paquet de gâteau ; l'histoire de la peur de manquer, etc.
Bref, ce livre est à lire !

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01 juin 2009

To do list pour le mois de juin.

- appeler mon nouveau job pour pour quelques renseignements
- m'y rendre pour me présenter à l'équipe (gros stress)

- perdre 3 kilos comme d'hab'

- bosser mon exam'

- ne pas passer mes journées à glander
- rédiger ma soutenance

Courage, le 26 juin tout sera fini.
Et le premier juillet, le début d'une nouvelle vie. Ou pas.

Posté par Anesidora à 22:12 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

AF.

A quatre jours près, E. était précisément dans l'avion qui a disparu.
A quatre jours près, j'aurais pu faire partie de toutes ses familles dont les proches sont on ne sait où.

Putain.

En attendant je fais éponge : je bouffe.

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27 mai 2009

Citation.

" Exister, c'est peser. Et accepter de peser, accepter son poids, c'est aussi assumer son existence. "

Benoit Lesage (un de mes profs à la fac)

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26 mai 2009

Smile ! ^^

En Bretagne.

Cuba___Bretagne_2009_967

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25 mai 2009

Souvenirs.

Un pote qui fait un nettoyage de mon PC. Et ce texte, qui ressort presque de nulle part.

Déjà, il y a l'apparence. Les 10 kilos en moins sur une longue silhouette déjà pas bien grosse. La pâleur du visage, terni par la maladie. La démarche aussi. Incapable de faire plus de dix pas seule, ou de descendre un escalier. A peine la force de tenir un verre dans ses longs doigts ridés. Tentative vaine de manger quelque chose de plus gros qu'un haricot. Début d'anorexie disent les médecins, triste ironie. Et puis il y a le regard. Lointain, absent, vide. Comme si elle n'était déjà plus vraiment là. Ailleurs. On la croirait sereine, mais quand on sait, on voit la tristesse.

Ça doit faire plus de dix ans qu'elle le traîne, ce putain de cancer. Dix ans qu'on l'assomme régulièrement à coups de chimio, de piqûres, de rayons. A plus de 70 ans. Si ça c'est pas de l'acharnement thérapeutique, je sais pas ce que c'est. J'ai l'impression qu'ils la tuent, alors qu'ils essayent de la guérir.
Depuis le temps, moi j'avais fini par penser qu'elle était increvable. Mais elle n'a plus qu'un sein. Elle n'a plus de cheveux. Elle n'a plus de force. Elle n'est plus la même.
Et j'ai été incapable d'être moi.

Elle est repartie en catastrophe après le déjeuner. Son corps de tenait plus. C'est mon père qui l'a ramenée chez elle, qui a assisté à cette agonie, cette révolution du corps contre la chimio, contre le cancer ou contre je ne sais quoi d'autre. Elle s'est excusée mille fois, elle regrettait. Comment rester digne quand votre propre corps ne vous obéit plus ?

Moi j'avais compris. Compris que quelque part, il fallait que je me prépare bientôt à une éventuelle et triste fin. Quand mon père est revenu, je l'ai vu de ma fenêtre, la tête dans les mains. Mon père ne pleure jamais. Il a pleuré quand son propre père est mort, et quand je me suis laisser crever de faim. Et là. Alors je me suis effondrée. Un peu comme dans les films, je me suis laissée glisser contre le mur et me suis recroqueviller le plus possible. Et j'ai pleuré. Pleuré, pleuré, pleuré.
E. m'a pris dans ses bras, je l'ai serré fort, fort, très fort comme s'il était mon unique bouée de sauvetage.

Si la vie était comme dans les films, j'aurais décroché mon téléphone pour dire à ma grand-mère à quel point je l'aime et que je ne veux pas qu'elle meure, jamais. Mais non. Je suis là comme une idiote. J'attends. Je ne sais pas ce que j'attends. Je n'ose même pas en parler. Personne n'en parle. J'ai peur. Je me tais et ne bouge pas.

Depuis, j'ai appris qu'elle allait un peu mieux, qu'elle reprenait quelques forces. Mais.
Il y a tellement de mais.

Comment on fait pour dire à quelqu'un de sa famille qu'on l'aime, sans fondre soi-même en larmes, parce que ce que l'on ressent est trop fort ? Comment on fait pour prendre dans ses bras, pour oser prendre dans ses bras quelqu'un qu'on aime trop ? J'ai l'impression d'avoir un corps trop petit pour tout l'amour que je ressens. L'impression que si je laisse sortir un peu de cet amour, il va se passer je ne sais quoi de catastrophique, que je vais être ridicule ou pathétique.

Posté par Anesidora à 15:18 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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